Archives mensuelles : juin 2018

Voyage à Quintin

J’v’ attendons à Qhintin, « Une petite cité de caractère »

Dès 07h30, le car fait sa tournée dans Douarnenez pour regrouper les participants à ce voyage au cœur de la Bretagne.

     

deux heures de route, nous voilà au cœur de Quintin situé en Côtes d’Armor, à 25 minutes des plages de la Baie de Saint-Brieuc. Quintin compte un peu moins de 3000 habitants.

Nous sommes pris en charge par l’office du tourisme. Le groupe se scinde en deux pour un meilleur confort de la visite. Anna, notre guide, nous apporte de nombreuses explications concernant le riche patrimoine historique de Quintin. L’ancienne ville close fut assiégée et pillée à deux époques. La première fois (1487) à la fin des guerres entre le Duché et le Roi de France ; la seconde (1588), à la fin des guerres de la Ligue, alors que la ville tenait pour Henri IV, contre le duc de Mercœur. Ses murailles ne furent jamais relevées depuis lors, et servirent de carrières.

Partant de la place 1830, la visite se dirige devant la fontaine «Notre dame d’entre les portes» (XVème siècle).

    

Quelques pas nous amènent devant le parvis de « Notre Dame de Délivrance Quintin ». 

La basilique abrite la relique de la  
ceinture de la Vierge Marie.
En 1250 pendant la 7ème croisade avec le roi Saint Louis, Geoffroy Botrel, seigneur de Quintin, reçoit, à Jérusalem, la ceinture de la Vierge Marie.
La relique est visible et peut être vénérée le jour du Pardon, 2ème dimanche de mai, et le 15 août (fête de l’assomption de Marie).

Nous nous dirigeons vers la place du Martray. Au Moyen Age, cette place fut le lieu des châtiments publics, et à la révolution française, celui des exécutions capitales.
A Quintin, la guillotine ne fut jamais utilisée puisqu’il n’y eut pas de condamnation à mort.

Nous remontons une petite rue. Le parc de Roz Maria s’ouvre à nous. Ancien jardin des Pères Carmes, religieux voués à la prédication et à la méditation. Arrivés à Quintin en 1619, les Pères Carmes en furent chassés par la population en 1791. Ils ont fait de ce parc un lieu de contemplation en l’aménageant de pièces d’eau et de multiples essences d’arbres. Le couvent et ses dépendances sont aujourd’hui propriétés privées. L’ancien parc est devenu jardin public. Les fontaines et bassins du jardin des Carmes représentent un ensemble architectural remarquable construit vers le milieu du XVIIIème siècle.

Pour terminer la visite, tout en croisant le groupe n°2, nous entrons dans la cour du château,

  
Le domaine de Quintin a la particularité de rassembler au cœur d’un même parc deux châteaux, des remparts, une tour des archives et des jardins à la française. Conservé dans une même lignée depuis le XIIème siècle, le domaine de Quintin a vu se succéder de nombreuses familles : du Perrier, Rohan, Coligny, La Moussaye, Lorge, Choiseul, Polignac…http://www.chateaudequintin.fr/

Entrer dans l’intimité de ces familles, guidés par la châtelaine elle-même, la comtesse Caroline de Bagneux, nous contemplons les intérieurs meublés et ses pièces d’art remarquables. Un vrai moment de bonheur de remonter le temps.

Pour clore la visite du château, nous profitons  de l’exposition « Les arts de la table ». Elle présente actuellement près de 900 pièces autour des arts de la table (cristallerie, orfèvrerie, porcelaines de Saxe, Canton, Paris, Sèvres, Compagnie des Indes et faïences, menus anciens et linge de maison), rythmées par diverses règles de bienséance qui intéressent petits et grands…

12h30, le moment de se regrouper pour passer à table. Belle surprise, nous déjeunons au château.

 

Après avoir dégusté, entre autres, un mitonné de volaille au cidre et son duo de légumes à la bordelaise, il est temps de reprendre le car pour Lamballe et visiter le Haras National, haut-lieux de l’élevage du cheval breton.

Etabli en 1825, sous Napoléon, le Haras National de Lamballe hébergeait plusieurs étalons nationaux, choisi pour leurs origines et leurs performances, constituant ainsi un réservoir génétique de premier plan. Le site de Lamballe devint le berceau de la race du célèbre Postier Breton encore présent aujourd’hui sur le site. Avec son remarquable “punch”, le Postier s’est illustré dans les transports et dans l’artillerie en 1914-18. http://www.haras-lamballe.com

Une visite guidée par Mazarine, stagiaire au haras, nous fait partager sa passion pour le cheval.

 

Déjà 18h00 ! Il est temps de rentrer à Douarnenez. Une journée appréciée par les participants qui n’ont pas manqué de remercier le GO (gentil organisateur) Alain Nozet par un tonnerre d’applaudissements.

Guy Yan (photos et texte)Joëlle Brigant pour la mise en page